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  • Les Formations Civiques et Citoyennes 2025 : un week-end d’engagement et de rencontres

    Du 28 au 30 novembre 2025, la FAGE a réuni près d’une
    centaine de jeunes à Paris pour ses Formations Civiques et Citoyennes, un temps
    fort de l’engagement au service civique.

    La deuxième édition des FCC de la FAGE a été organisé avec le
    soutien de l’Agence du Service Civique. Ce weekend de formation a mobilisé 34
    Volontaires en Service Civique (VSC) et 15 tuteurICEs du réseau FAGE. Pour
    accompagner et former ces jeunes engagéEs, pas moins de 30 formateurICEs FAGE ont
    animé les différents ateliers de formation et temps d’échange et les thèmes abordés
    étaient nombreux afin de toujours mieux appréhender ce qu’implique une mission de
    service civique au sein du réseau FAGE. 

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    Formation FCC © FAGE

    Des missions au cœur des enjeux étudiants

    Les volontaires présentEs interviennent sur des missions
    plurielles au sein du réseau FAGE qui répondent toutes aux besoins concrets de
    la communauté étudiante. Parmi elles, on retrouve les AGORAé, les épiceries
    sociales et solidaires du réseau pour la lutte contre la précarité alimentaire
    et sociale, la culture pour l’animation de la vie de campus, la prévention et
    promotion de la santé, le programme Génération 2024 dédié à l’activité physique
    et sportive, l’orientation, la défense des droits ainsi que la citoyenneté.
    Cette diversité de missions permet à chaque volontaire en service civique de
    trouver un engagement qui lui correspond et qui a du sens.

    Un programme riche et citoyen

    Durant ces trois jours, les participantEs ont exploré des
    thématiques essentielles pour leur développement en tant que citoyenNEs. Au
    programme : la lutte contre les discriminations, les questions internationales
    et européennes, la laïcité, l’engagement et la démocratie, l’égalité des
    chances mais aussi la vie en société à travers les enjeux de transition
    écologique et de solidarité.

    Ces formations constituent une étape obligatoire du parcours
    de service civique, permettant aux volontaires de mieux comprendre leur rôle,
    leurs droits et de donner du sens à leur engagement. C’est aussi une occasion
    unique de rencontrer d’autres VSC du réseau FAGE, de partager leurs expériences
    et de découvrir les spécificités de chaque territoire.

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    Formation FCC © FAGE

    La FAGE, acteur majeur du service civique étudiant

    Depuis 2010, la FAGE accompagne et favorise la citoyenneté
    des jeunes à travers le dispositif du service civique. Cette année, ce sont 70
    VSC qui peuvent être accueilliEs dans le réseau, au sein des fédérations
    adhérente à la FAGE.

    Le service civique à la FAGE offre aux jeunes bien plus
    qu’une simple expérience associative, c’est l’opportunité de contribuer
    concrètement à la lutte contre la précarité étudiante, de participer à des
    projets solidaires et citoyens tout en développant des compétences personnelles
    et professionnelles. Les volontaires ont également l’opportunité de découvrir le
    secteur associatif et de s’émanciper à travers un engagement fort et accompagné
    grâce à leur tuteurICEs.

    Un engagement qui fait la différence

    Les FCC 2025 ont été une nouvelle fois l’occasion de créer
    du lien, de partager des expériences et de construire ensemble un réseau
    étudiant et bénévole plus solidaire et engagé. L’équipe nationale de la FAGE tenait
    à remercier chaleureusement l’ensemble des participantEs, VSC, tuteurICEs et
    formateruICEs qui font vivre les actions du réseau au quotidien. 

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  • La FAGE lance son dispositif Événement Responsable : vers des événements étudiants plus sûrs et inclusifs

    Les 28 et 29 novembre derniers, nous avons organisé la première édition de notre nouvelle formation Événement Responsable, à destination des fédérations et associations étudiantes de notre réseau.
    Cette initiative a été marquée par la signature officielle de la Charte Nationale Événement Responsable du vendredi 28 novembre, un engagement fort en faveur d’événements étudiants plus sûrs, inclusifs et durables.

  • Un arrondi en caisse pour des milliers de repas

    En cette rentrée 2024, des opérations d’arrondi en caisse sont mises en place par Auchan et Picard afin de soutenir les AGORAé, épiceries sociales et solidaires du réseau de la FAGE.

    Les AGORAé, épiceries sociales et solidaires, ont toujours besoin de soutien pour continuer à accompagner des milliers d’étudiantEs au quotidien. C’est dans cette démarche que des opérations d’arrondi en caisse sont déployées par Auchan et Picard dans cette période de rentrée 2024. Nous remercions nos équipes pour leur engagement et leur temps, ainsi que Picard et Auchan pour leur soutien dans cette initiative solidaire.

    Ensemble, faisons en sorte que chaque étudiantE puisse se concentrer sur ses études, et non sur le contenu de son assiette.

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    Jusqu’au dimanche 6 octobre, la FAGE et ses 42 épiceries sociales et solidaires AGORAé s’associent à ce projet d’arrondi solidaire en collaboration avec l’Andès. Notre objectif est de permettre aux jeunes de ne plus avoir à choisir entre leurs études, leur santé ou leur alimentation. Nos fédérations se sont d’ailleurs mobilisées dans les magasins Auchan pour sensibiliser le public à la précarité étudiante et faire appel à la générosité de chacunE. 

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    Chaque don de 2 € est équivalent à un panier-repas offert à unE étudiantE en situation de précarité dans une AGORAé. Grâce à ce soutien, nous pourrons non seulement créer 3 nouvelles AGORAé, mais aussi continuer à approvisionner les 42 AGORAé déjà en activité. En seulement six mois, celles-ci ont accueilli autant de bénéficiaires que sur toute l’année précédente.

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  • 20 ans après le 21 avril, les étudiant·e·s restent mobilisé·e·s contre l’extrême droite

    Tribune des syndicats de santé

    Nous, étudiants et étudiantes en santé, professionnels et professionnelles de santé, sommes fiers de notre modèle de système de santé unique au monde. Fiers de ce système qui met en œuvre une solidarité nationale, où le collectif prévaut sur l’individuel, avec la liberté, l’égalité et la fraternité comme fondations. Il est, au quotidien, l’émanation la plus concrète de notre contrat social et des valeurs qui sont au fondement de notre Nation. 

    Cependant, notre système de santé repose sur un équilibre fragile et ne remplit pas ses promesses. Entre difficultés d’accès aux soins, pénuries de médicaments, manques de personnels, places vacantes en formations de santé, agressions de soignants, cet équilibre est plus que jamais menacé. Les inégalités se creusent d’un point de vue social mais aussi géographique.

    Le principe du droit à la santé pour tous est pour nous une valeur fondamentale, qui assure l’humanisme de notre système de santé, c’est un financement des soins essentiels que doit un soignant à la personne qui vient à lui. 

    Cela permet de surcroît de mener des politiques de prévention cohérentes et efficientes qui, en touchant l’ensemble de la population qui vit dans notre pays, nous protège tous.

    La crise COVID a souligné l’urgence de développer une Europe de la santé, une Europe de solidarité, d’entraide entre les différents pays membres. Cette Europe de la santé est une Europe de l’innovation, de la recherche, et d’une politique de santé européenne. Les enjeux sanitaires actuels ne peuvent avoir comme réponse un repli de la France sur elle-même.  

    La France républicaine, universelle et solidaire est une France du soin de l’autre. Cette France est celle de notre protection sociale. Nous, étudiants et étudiantes en santé, professionnels et professionnelles de santé, continuerons à œuvrer pour la survie de notre système de santé. Nous vous demandons de nous aider : allez voter le 30 juin et 7 juillet. Pour le système de santé, l’heure est à la prévention, non à l’abstention !

    Premier tour : Face à la haine du Rassemblement National, la reconstitution d’un front républicain est une nécessité absolue

    L’arrivée au pouvoir de l’extrême-droite constituerait une catastrophe humaine, démocratique, écologique, économique et sociale. Toutes les forces doivent converger vers un objectif : faire en sorte que les candidatEs du Rassemblement National aient le moins de voix dans 7 jours. 

    En ce sens, mettre dos à dos le Front Populaire et le Rassemblement national est une abomination et un jeu irresponsable qui fait exploser le front républicain, plus qu’essentiel dans le contexte. Le vrai danger aujourd’hui est le Rassemblement National, un parti raciste qui a pour seul mot d’ordre d’attiser la haine dans notre pays et de fracturer la société.  

    Aujourd’hui, la jeunesse craint pour son avenir. Nous espérons un avenir juste, un avenir sur une planète habitable, un avenir où la diversité est une fierté et constitue une richesse. Nous voulons grandir dans un monde en paix. Cet avenir est inenvisageable si le Rassemblement national arrive au pouvoir dans une semaine. 

    Face au contexte, il y a urgence : faire en sorte que l’extrême droite ne gouverne pas notre pays dans 7 jours. Ainsi, nous appelons les candidatEs les moins bien placéEs face au Rassemblement National à se retirer si unE autre candidatE du front républicain a de meilleures chances, afin de réduire les risques de victoire de l’extrême-droite. Nous appelons à la responsabilité de l’ensemble des partis politiques qui doivent être sans ambiguïté concernant leurs consignes de retrait et de vote.  

    Dimanche 7 juillet, nous appelons l’ensemble des électeurICEs à se rendre aux urnes et à voter pour les forces démocratiques face aux candidatEs d’extrême-droite.  

    Appel à se rassembler Place du Panthéon jeudi 21 avril à 17h30 pour faire barrage à Marine Le Pen

    Le 21 avril 2002, le Front national se hissait pour la première fois au second tour d’une élection présidentielle. Les étudiant.e.s étaient alors descendu·e·s dans les rues de France. 20 ans plus tard, l’histoire se répète. A quelques jours du second tour de l’élection présidentielle, l’extrême droite n’a jamais été aussi proche du pouvoir : Marine Le Pen est pour la première fois annoncée à des scores qui ne permettent pas d’exclure sa victoire.

    Nous ne pouvons pas lui laisser la moindre chance d’accéder à la présidence de la République. Plus que jamais, nous, étudiantes et étudiants, devons nous mobiliser contre l’extrême droite. 

     20 ans plus tard, s’il a changé de nom et lissé son image, le Rassemblement national a toujours le même projet : une politique raciste, antisémite et xénophobe, un programme anti-européen et en connivence avec les plus grands dictateurs, qui mèneraient la France au chaos. Marine Le Pen est dangereuse et son entourage l’est encore davantage. 

     Face à cette situation nous, étudiantes et étudiants, appelons à se rassembler ce jeudi 21 avril à 17h30 pour faire barrage à l’extrême droite en votant contre Marine Le Pen lors du second tour de l’élection présidentielle.

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  • Indicateur du coût de la rentrée étudiante 2024

    Vingt et un ans après sa toute première édition, la FAGE publie une nouvelle édition de son indicateur du coût de la rentrée et du coût de la vie pour unE étudiantE. Pour la 21ème année consécutive, notre indicateur se base sur une nouvelle méthodologie, faisant de lui l’unique outil fiable venant recenser l’évolution des différentes dépenses auxquelles unE étudiantE doit faire face, tout en mettant en avant les conséquences que cela induit mais également les solutions qu’il est essentiel d’apporter.

    C’est avec un souci croissant pour les conditions de vie et d’études des étudiantEs que nous présentons la nouvelle édition de notre indicateur du coût de la rentrée.

    Depuis plus de vingt ans, la FAGE s’attache à fournir un outil fiable et complet, reflétant l’évolution des dépenses auxquelles font face les étudiantEs et mettant en évidence les conséquences d’une situation sociale qui se révèle aujourd’hui critique.

    Le constat est plus qu’inquiétant : pour la majorité des étudiantEs, la rentrée universitaire est une étape qui se révèlera insurmontable sans le soutien financier de leur famille ou un emploi parallèlement à leurs études. Cette réalité affecte particulièrement les jeunes issus de familles modestes, compromettant ainsi leur accès au diplôme et augmentant les risques de décrochage, faisant de la France l’un des pays les plus inégalitaires de l’OCDE. Revendicatrice d’un enseignement supérieur et de la recherche émancipateur, la FAGE appelle à une mobilisation de toutes et tous, au-delà des cercles éducatifs, pour développer les compétences et promouvoir des valeurs qui permettent à chaque jeune de s’épanouir équitablement.

    Nous constatons en effet que le coût de la rentrée atteindra en moyenne 3 157 € en septembre 2024.

    La situation sociale des étudiantEs se détériore considérablement, exigeant des actions urgentes pour répondre à chaque dépense supplémentaire. Actuellement, trop d’étudiantEs n’ont pas accès aux aides sociales à cause d’un système de bourse archaïque et inadapté.

    La FAGE appelle à des mesures structurelles fortes pour pallier cette réalité, afin de garantir à toutes et tous le droit de s’inscrire et de réussir dans l’enseignement supérieur, de s’épanouir et de façonner un avenir à la hauteur de leurs ambitions.

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  • Baromètre de la précarité étudiante

    Enquête réalisée auprès des bénéficiaires des AGORAé, épiceries sociales et solidaires étudiantes de la FAGE, le baromètre de la précarité étudiante met en lumière la situation critique de cette population, touchée de plein fouet par une précarité grandissante.

    En 2024, l’indicateur du coût de la rentrée de la FAGE dépasse le montant alarmant des 3000€, poussée par une hausse des frais de vie courante. Pour la majorité des étudiantEs, étudier dans des conditions de vie dignes devient un luxe.

  • Baromètre de la précarité étudiante

    Alors que le coût de la rentrée 2024 s’élevait à 3157€, étudier devient un luxe. La précarité étudiante n’est en effet pas qu’une question de chiffres ; c’est une réalité qui se vit au quotidien, et notamment chez les bénéficiaires de l’aide alimentaire. Derrière chaque parcours universitaire, il y a des défis financiers, sociaux et psychologiques auxquels des jeunes font face, mettant en péril leur avenir et leur réussite. Le Baromètre de la précarité étudiante de la FAGE est une enquête réalisée auprès des bénéficiaires des AGORAé, épiceries sociales et solidaires étudiantes de la FAGE, mettant en lumière la situation critique de cette population, touchée de plein fouet par une précarité grandissante.

    La FAGE, première organisation représentative étudiante, se mobilise au quotidien pour répondre à l’urgence sociale qui touche les jeunes. En défendant leurs droits et en développant des projets adaptés à leurs besoins, elle agit concrètement pour améliorer leurs conditions de vie. 2011 a ainsi marqué le lancement du projet AGORAé. Ces 43 épiceries sociales et solidaires étudiantes ont pour pour objectif d’accompagner les bénéficiaires de façon multifactorielle. Grâce au travail des fédérations et au soutien de ses partenaires, le réseau des AGORAé a grandi, accompagnant quotidiennement des dizaines de milliers d’étudiantEs. Les AGORAé, au même titre que les associations d’aide alimentaire, restent tout de même une réponse de dernière instance, rendue nécessaire par l’absence de politiques publiques à la hauteur.

    65%, soit environ 2/3 des bénéficiaires des AGORAé sautent des repas. Ce constat souligne des évidentes conséquences plurielles sur la santé et le bien-être de dizaines de milliers d’étudiantEs en France. En plus de devoir faire des choix radicaux pour leur qualité de vie au quotidien, beaucoup de jeunes doivent se salarier pour pouvoir payer un logement et se rendre à des distributions alimentaires pour limiter les conséquences de la pauvreté étudiante sur leur quotidien. Cette charge mentale ne permet pas d’étudier dans de bonnes conditions : 83% des bénéficiaires ressentent de ce fait un effet négatif sur leur réussite académique.

    Ces chiffres interpellent : ils révèlent les arbitrages impossibles auxquels sont confrontés de trop nombreux jeunes, contraints parfois de choisir entre étudier et se nourrir. Aujourd’hui, nous lançons un cri d’alerte face à la hausse alarmante du nombre de jeunes dépendant de l’aide alimentaire, symptôme d’un système d’aides sociales défaillant qui abandonne sa mission première : permettre à chacunE de vivre dignement et de s’émanciper. Alors que plus de la moitié des bénéficiaires des AGORAé est exclue du dispositif des bourses sur critères sociaux, il devient urgent que le gouvernement engage une réforme en profondeur de notre système d’aides. Celui-ci doit devenir un véritable rempart contre les vulnérabilités sociales qui frappent la jeunesse aujourd’hui. De plus, la FAGE souhaite rappeler via ces chiffres qu’une potentielle hausse des frais d’inscription universitaire serait le coup de massue de trop pour les étudiantEs. Ce n’est pas aux jeunes de pallier le manque de financement public de l’enseignement supérieur et de la recherche.

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  • Etats Généraux de la démocratie et de l’engagement des jeunes – 2025

    La démocratie traverse une crise profonde en France, marquée par une perte de confiance envers les institutions, une participation électorale en berne et un sentiment de distance avec les institutions politiques croissant, notamment chez les jeunes. Aux élections législatives de 2024, ce sont près de 49 % des jeunes de 18 à 24 ans qui ne se sont pas renduEs dans les urnes (IPSOS, 2024). 

    Dans les établissements d’enseignement supérieur et de recherche (ESR), cette crise se traduit d’ailleurs par une faible participation aux élections étudiantes ainsi qu’une méconnaissance des instances de gouvernance. Ces phénomènes doivent amener à questionner les systèmes démocratiques actuels, aussi bien dans la société que dans le monde étudiant. Alors que ces Etats Généraux montrent que 84% des jeunes ne sont pas optimistes quant à l’avenir de la société, il est temps de construire des leviers d’action adaptés à leurs besoins.  

    Face à cette situation, la FAGE alerte : les jeunes ne sont pas désengagéEs, mais les jeunes ne se retrouvent pas dans les espaces d’expression et de décision. Leur engagement existe et prend de nouvelles formes, souvent en dehors des cadres institutionnels. Pour y répondre, il faut repenser les politiques publiques et abandonner des dispositifs comme le Service National Universel (SNU), inadapté aux enjeux actuels. La création d’un véritable parcours d’engagement citoyen construit avec et pour les jeunes correspond par exemple bien plus aux besoins des jeunesses actuelles. 

    Le projet « Sois jeune et tais-toi ?! » de la FAGE vise à apporter un nouvel espace d’expression aux jeunes sur leur vision de la société au sens large. Pensé comme un espace de formation, de débat, de co-construction et portage de revendications, il permet d’interpeller les jeunes et les décideurs politiques sur la place des jeunes dans la démocratie. En 2024-2025, le projet prend de l’ampleur avec des États Généraux sur la démocratie et l’engagement des jeunes, sous la forme d’une consultation nationale, de stands d’information et d’échange directement auprès des jeunes, et le lancement du Festival ECHO le 7 mai 2025 sur la place de la Bastille, temps fort dédié à l’expression, au débat et à l’action. 

    À travers cette restitution des États Généraux de la démocratie et de l’engagement des jeunes, la FAGE livre un constat sans appel établi par près de 3000 jeunes de 16 à 30 ans, mais aussi des pistes d’action concrètes pour remettre la participation citoyenne des jeunes au cœur d’un système démocratique repensé et renforcé. 

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  • Résultats des élections CNESER 2025

    Du 2 au 6 juin 2025, les élections au Conseil national de l’enseignement supérieur et de la recherche (CNESER) ont de nouveau placé la FAGE en tête. En remportant 5 sièges sur les 11 à pourvoir, la FAGE réaffirme son rôle de première organisation étudiante de France. Cette victoire confirme la confiance accordée par les étudiantEs envers le projet de terrain porté par la FAGE, forte d’un réseau de 68 fédérations et plus de 2000 associations étudiantes.

    Avec 5 sièges au CNESER et 3 sur 8 au Conseil d’administration du CNOUS, la FAGE demeure indéniablement la principale interlocutrice sur les questions étudiantes et de jeunesse. Ce résultat vient conforter un ancrage durable tant dans les instances nationales que sur le terrain, fruit d’un engagement constant au service des étudiantEs et des jeunes. La FAGE salue la mobilisation de ses bénévoles et militantEs et remercie l’ensemble des éluEs qui ont fait confiance à la liste associative et indépendante, Bouge Tes Campus.

    La FAGE est arrivée en tête des élections CNESER en 2017, 2019, 2021, 2023 et désormais 2025. Cette année, face à 5 listes différentes, la FAGE confirme sa première place avec 712 voix et 41% à elle seule, et marque l’écart avec la 2ème organisation qui réalise un score de 370 voix et 3 sièges. Ce résultat intervient dans un contexte de forte augmentation de la participation des grandEs électeurICEs, passant de 70% à 88%. Ce cinquième succès consécutif témoigne que le projet de la FAGE, un projet associatif de terrain, est la meilleure réponse aux besoins des étudiantEs et des jeunes.

    Depuis plus de 35 ans, la FAGE se bat pour défendre l’intérêt des étudiantEs et des jeunes, combat qu’elle continuera à mener avec acharnement dans les années à venir. Dans un contexte politique rythmé par des économies délétères pour la jeunesse et une montée continue des idées rétrogrades et stigmatisantes, la FAGE prendra ses responsabilités en tant que 1?? organisation représentative étudiante, et continuera de se mobiliser contre la précarité, contre le sous-financement de l’enseignement supérieur et la recherche, contre l’obscurantisme et pour un enseignement supérieur et une recherche émancipateurs. La première priorité de la FAGE face à la pauvreté étudiante est et restera l’obtention d’une réforme systémique des bourses étudiantes qui doit voir le jour en urgence. 

    Les étudiantEs nouvellement éluEs sur la liste Bouge Tes Campus seront mobiliséEs sur les deux années à venir afin de défendre une jeunesse trop souvent oubliée. 

    La FAGE continuera de défendre un enseignement supérieur inclusif, écologique et émancipateur, dans les conseils et sur les campus.

    “La vie étudiante, certainEs en parlent, nous la faisons”

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  • Indicateur du coût de la rentrée étudiante 2025

    Cette nouvelle rentrée se présente comme un coup de massue supplémentaire pour le public étudiant. Les constats de ce 23ème indicateur du coût de la rentrée étudiante sont dramatiques et intimement liés à un contexte évident d’instabilité politique. Via cet indicateur à la méthode fiable et complète, la FAGE tient à mettre en avant les chiffres qui reflètent la situation de pauvreté sans appel connue par des milliers de jeunes.

    Contact presse : Elisa MANGEOLLE, Porte-parole, 0675337930, presse@fage.org

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    En ce mois de septembre 2025, le coût de la rentrée s’élève à 3227€, un montant qui doit choquer et alerter. 

    En effet, ce montant représente un réel frein à l’émancipation de nombreux jeunes, qui doivent choisir quotidiennement entre avoir un logement décent, se nourrir ou étudier. Les frais obligatoires augmentent, mais pas les aides sociales perçues par les étudiantEs. Les frais d’inscription et la CVEC, non exonérés pour les étudiantEs non boursierEs, en sont un parfait exemple, avec une augmentation de près de 2%. Un autre exemple se loge dans les frais complémentaires spécifiques aux formations qui créent une inégalité des chances évidente. Ces inégalités s’inscrivent dans un système social toujours lié à la situation familiale des étudiantEs, et qui lui ne s’adapte pas à l’inflation. Ceci est particulièrement frappant dans l’analyse des aides disponibles pour les étudiantEs étrangerEs, déjà soumis à des frais différenciés, discriminants et injustes. 

    La rentrée 2025 s’accompagne pour les étudiantEs d’une anxiété croissante quant à la recherche de logement. Le logement représente ainsi une charge mentale et financière non négligeable puisqu’il est le premier poste de dépenses dans le budget étudiant. Faible proportion de logements CROUS, loyers exorbitants, insalubrité cachée, passoires thermiques… Nombreux sont les freins à l’accès à un logement décent pour le public étudiant. À l’aube des élections municipales 2026, il est primordial que l’expérimentation d’encadrement des loyers soit pérennisée nationalement en un réel dispositif, qu’elle se déploie encore plus largement sur le territoire et que les collectivités soient garantes d’un meilleur contrôle du respect de ce dispositif.

    Le logement étant une charge fixe, le budget alimentaire devient une variable d’ajustement. Alors que près de 20% des étudiantEs ne mangent pas à leur faim, des étudiantEs sont donc contraintEs de se salarier, ce qui détériore leur qualité d’études. Il réside ainsi un intérêt majeur dans la lutte contre la précarité étudiante, qui est aujourd’hui le 1er facteur d’échec académique. Cette lutte doit passer par une réforme du système de bourses, inadapté aux réalités de terrain puisque l’écrasante majorité des bénéficiaires de l’aide alimentaire étudiante n’en est pas bénéficiaire (FAGE, 2025). L’année blanche des aides sociales annoncée pour le projet de loi de finances de 2026 est une situation vécue par les étudiantEs depuis bien longtemps : le système de bourses sur critères sociaux n’est pas indexé sur l’inflation. Au lieu de limiter l’accès à l’enseignement supérieur, il est temps que le gouvernement tienne ses engagements : rien ne peut justifier une telle inaction face à des milliers d’étudiantEs en détresse.